POUSSER C'EST COMMUNIQUER

Communication : certes, le mot est très à la mode. Mais force est de constater que la vie, du moins au sens biologique du terme, est avant tout une histoire de communication cellulaire. Le cycle de vie et de pousse du cheveu en donne une remarquable illustration.


  Quatre phases pour un cycle
pousse du cheveu

Le cheveu pousse, tombe, repousse et ainsi de suite. Chaque cycle de vie du cheveu est composé de 4 phases successives : la phase anagène, la phase cathagène, la phase telogène et la phase de latence. Le cycle pilaire : chute du cheveu, pousse du cheveu, phase de repos

cycle
Le phénomène est extraordinaire et unique dans le corps humain car c'est par un processus absolument similaire à celui qui se déroule dans l'embryon que le follicule pileux se refabrique et s'enfonce à nouveau dans le derme : on parle de néomorphogenèse . Ainsi, de façon cyclique et en toute indépendance, chaque follicule, tel un yoyo, descend à l'intérieur du derme, puis remonte, puis redescend, puis remonte...

Mais il arrive que le cycle pilaire se grippe et la chute des cheveux s'accélère.

Il est un autre émerveillement qu'on peut avoir. En effet, si tous nos cheveux étaient dans la même phase au même moment, ils passeraient tous, simultanément, en phase télogène par exemple. Autrement dit, il y aurait chute de tous les cheveux en très peu de temps avant de repousser. Nous connaîtrions le phénomène de la mue. Or, ce n'est manifestement pas le cas. Pourquoi? La réponse est simple : chaque cheveu est autonome. Oui, chacun de nos 100 000 ou 150 000 follicules pileux est absolument indépendant de son voisin!
Chaque cheveu menant sa propre vie, certains cheveux poussent tandis que d'autres tombent ou régressent. Le fait qu'une chevelure normale s'allonge en conservant sa densité est lié à l'énorme majorité de cheveux en phase de croissance. Ceux-ci représentent en effet environ 90% de la chevelure alors que les cheveux en phase de chute n'en constitue que 10%. Compte tenu de ces pourcentages et de la durée des phases, il est tout à fait logique de perdre jusqu'à 100 cheveux par jour.

Ces constatations permettent d'évaluer l'état d'une chevelure grâce aux techniques originales du vidéotrichogramme ou du phototrichogramme . Il s'agit de raser 1 cm² du cuir chevelu d'un individu, de filmer ou de photographier cette zone immédiatement après le rasage, puis de la filmer ou de la photographier à nouveau deux jours plus tard. La comparaison entre les deux clichés permet de compter les cheveux en phase anagène - ils ont poussé d'environ 0.6mm - et ceux en phase télogène qui n'ont pas poussé. On obtient alors le rapport anagène/télogène, la densité capillaire et la vitesse de pousse d'une chevelure.
Ces mesures sont intéressantes pour l'étude du cheveu dans la mesure où elles varient selon de nombreux facteurs tels que le sexe, l'âge, l'état de santé, l'origine ethnique...




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